Visite au domaine "Benjamin Daguenaud"

Publié le par Nicolas Julhès

API-0040.JPGCette semaine, visite improvisée à Pouilly. Nous ne passerons pas dans n'importe quel domaine. Nous sommes attendus chez Daguenaud. Ce domaine c'est construit depuis le milieu des année 80 sous l'impulsion du trublion Didier. C'est aujourd'hui la référence de l'appellation et même du sauvignon en France.

Malheureusement Didier est mort dans un accident d'ulm en 2008. Son travail reste présent dans chaque mètre carré de la vigne. . Toute la journée, ses amis n'ont cessé de parlé de lui, parfois comme s'il était toujours vivant. Quel personnage... j'aurais aimé le rencontrer, déguster avec lui en l'écoutant parler de ses vins, de ses ambitions... 

Mais aujourd'hui, le domaine ne sonne pas le creux, la relève est assuré. J'ai eu la chance de rencontrer Caroline sa fille au tempérament bien trempé (comme son père dise les nostalgiques) et Benjamin qui promet un bel avenir au domaine.

Avec Benjamin, nous avons déguster les vins, sur fût. Quels Sauvignons! Les jus son francs, vif regorgeant d'énergie. 

Le blanc fumé, pour commencé. Il tranche comme du cristal. J'ai adoré cet trame et cet équilibre qui donne envie de manger.

Pur sang, dont une partie élevée en cuve pour redonner de la fraîcheur à ces 2009 plein de soleil. Pur sang promet. Il y cette belle minéralité, le mordant du fruit exotique et une finale de pêche blanche qui reste en bouche et régale.

Les Sancerre des monts Damnés fin élégants, Buisson renard, Bien sûr clos du Calvaire arraché cette année, silex puissant et complexe et enfin astéroïde qui m'a surpris par un mélange de délicatesse et d'intensité....

 

Quel souvenir. Et à propos de souvenir, nous avons remonté le temps avec Un silex 86, et 1996. Le 96 avait finalement vieillis un peu plus vite. Il nous a régalé de ses notes de fruits sec, de fruits exotiques et de truffe. Mais le 86, quel vin, quelle complexité. On y sent les épices, le curry, la pulpe et le fruit, la noix... J'adore...

Un peu plus tard, Benjamin me conduit voir les chevaux. Nous parlons un peu de cette passion que nous avons en commun. Puis très vite, nous revenons au vins. J'aime sa façon pragmatique de voir ses rêves. Il ne cherche pas à vendre une philosophie à l'emporte pièce. "Ici tout est issus d'un travail de 20 ans", me dit il. Ils me parle de leur volonté d'expérimenté et de chercher ce qu'il y a de mieux pour la terre. L'écologie, il ne la voient pas comme un drapeau derrière lequel on cache les volonté commercial. Il réfléchissent global. Pollution bien sûr mais aussi bilan carbone et équilibre des sols et surtout qualité du vin. Ils ont expérimenté la biodynamie difficile dans cette région pluvieuse. Ils en sont sortie mais n'ont pas renié leur convictions. Ici, on produit l'électricité, on recycle la taille au lieu de la brûler (1 ha c'est comme 1000 litre de gasoil brûlé)...

Quand vient l'heure de partir, je quitte le domaine Benjamin et Caroline Daguenaud qui sonne comme un hommage au travail et à la vie de son père.

 

Nicolas

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